Au 31 décembre 2024, plus de 3 milliards FCFA restaient dus à la BVMAC par différents États (frais d’introduction, commissions de capitalisation impayées, etc.). Pour la BVMAC, "le recouvrement de ces créances est un axe prioritaire, car elle redonnera des marges de manœuvre financières à la Bourse".
Il ressort par ailleurs que seul le plan d’apurement du Cameroun a déjà été communiqué tandis que d’autres États de la CEMAC ont été sollicités pour régler leurs arriérés. A ce titre, les discussions pour le recouvrement devraient aboutir à des résultats positifs dans les prochains mois.
Rappelons qu’au titre de l’exercice 2024, la BVMAC explique avoir enregistré des Revenus de l’ordre de 979 536 897 FCFA contre 1 453 383 148 FCFA sur l’année 2023, soit en baisse de FCFA 473 846 251 en valeur absolue, et 32,6% en valeur relative. Concrètement, la BVMAC indique que son chiffre d’affaires vient essentiellement :
- des commissions de capitalisation facturées à hauteur de 539,65 Millions de FCFA, en progression de 3%% sur un an glissant,
- des commissions d’admission à la Cote facturées à hauteur de 174 Millions de FCFA en baisse de 24% sur un an glissant,
- des commissions de courtage facturées à hauteur de 83 Millions de FCFA, en progression de 24% sur un an glissant,
- des redevances annuelles de siège à hauteur de 51 Millions de FCFA, en progression de 6% sur un an glissant ; ainsi que
- des produits accessoires de 28,3 Millions de FCFA (dont 16 Millions de FCFA de revenus locatifs, et 8,6 MXAF de contributions des émetteurs Alios et BDEAC à la cotation de leurs titres et 3,5 MXAF de revenus encaissés à la suite des formation dispensées aux SDB sur le module PAM.