CEMAC : UBA auprès de la BEAC et de la COBAC pour renforcer la collaboration financière 


Par Jesus POUTH |


Le Directeur Général du Groupe UBA, Oliver Alawuba, a récemment échangé avec les plus hautes autorités monétaires et bancaires de la CEMAC. Au menu, le développement des systèmes de paiement régionaux, la cybersécurité, la gestion des risques et l'intégration financière.

La convergence entre les acteurs bancaires panafricains et les régulateurs de la zone CEMAC s’intensifie. Au courant de la première semaine du mois de mars 2026, Oliver Alawuba, Directeur Général du Groupe United Bank for Africa (UBA), a conduit une mission de haut niveau dans la sous-région, marquée par des rencontres stratégiques à Yaoundé et à Libreville.

DES ÉCHANGES AU SOMMET AVEC LES RÉGULATEURS DE LA CEMAC

À Yaoundé, Alawuba a été reçu par Yvon Sana Bangui, Gouverneur de la Banque des États de l’Afrique Centrale (BEAC). À Libreville, il s'est entretenu avec Marcel Ondélé, Secrétaire Général de la Commission Bancaire de l’Afrique Centrale (COBAC). Ces audiences de haut niveau ont permis d'explorer les voies et moyens de renforcer la collaboration entre les autorités de régulation et les institutions financières, dans un contexte marqué par l'accélération de la transformation numérique et l'intégration croissante des marchés.

Les échanges ont porté sur plusieurs chantiers stratégiques pour l'avenir du secteur financier dans la CEMAC : Développement des systèmes de paiement régionaux. Comment accélérer l'interopérabilité et l'efficacité des infrastructures de paiement au sein de la sous-région. L'expérience du PAPSS (Système Panafricain de Paiement et de Règlement). UBA a partagé son retour d'expérience sur ce dispositif majeur pour le commerce intra-africain, ouvrant des perspectives pour son intégration plus poussée en zone CEMAC. 

Au menu aussi, le renforcement de la cybersécurité. Face à la montée des risques numériques, la nécessité de consolider les dispositifs de protection des systèmes d'information a été soulignée. Il s’est agit également de la gestion des risques de fraude. Les échanges ont permis de passer en revue les mécanismes de prévention et de lutte contre la fraude, enjeu critique pour la confiance des acteurs. Lesdits dirigeants ont aussi abordé la question du respect des exigences réglementaires. La conformité aux normes édictées par la BEAC et la COBAC a été réaffirmée comme un pilier de la stabilité financière.

UNE COOPÉRATION ESSENTIELLE POUR DES MARCHÉS RÉSILIENTS ET INTÉGRÉS

Alors que le paysage financier africain poursuit sa transformation, cette séquence diplomatique illustre un constat partagé. Celui selon lequel une coopération étroite entre régulateurs et banques demeure essentielle pour bâtir des marchés plus résilients, sécurisés et mieux intégrés.

UBA, en tant que groupe panafricain de premier plan, réaffirme ainsi son engagement à œuvrer main dans la main avec les institutions régionales pour accompagner la modernisation du secteur financier et soutenir une croissance économique durable en Afrique centrale.