En organisant ce grand rassemblement à Dakar, l’OQSF souhaite rompre sa réserve institutionnelle traditionnelle et propose trois grands axes sur deux journées. Ceux-ci s'articuleront autour de la sensibilisation du grand public pour vulgariser ce recours gratuit et accroître la protection des consommateurs ; de la promotion de l’inclusion financière et l'accélération de l'éducation financière de masse et de l’évaluation des acquis en matière de règlement à l'amiable depuis 2009.
De ces assises visent à dresser un état des lieux rigoureux du secteur et à tracer les nouvelles orientations du marché financier à l’horizon 2030, il est attendu la formulation de recommandations stratégiques pour une gouvernance financière plus inclusive et adaptée aux défis de la décennie à venir.
La médiation comme mécanisme gratuit et accessible à tout pour éviter les procédures judiciaires souvent longues et coûteuses
La médiation est pensée comme un dispositif ou mieux comme un mode alternatif, amiable et entièrement gratuit pour régler les différends relatifs : Aux comptes bancaires et services de paiement ; Aux crédits de toutes natures et Aux produits d’assurance. Ainsi, tout usager qui ne trouve pas satisfaction auprès de son institution peut saisir les services de la médiation de l’OQSF. En clair, le dispositif repose sur deux figures majeures de la médiation au Sénégal, il s'agit de M. Banda Diop qui est le médiateur unique pour les banques, les établissements financiers, la Poste et les systèmes financiers décentralisés (microfinance) et M. Amadou Kane Diallo qui n'est autre que le médiateur dédié au secteur des assurances, intervenant sur les litiges liés à l’assurance et aux risques divers.
En tout état de cause, les médiateurs de l'Observatoire sont régis par les règles de la confidentialité, la neutralité et de l’indépendance dans le traitement des dossiers.
Des résultats probants mais une notoriété à bâtir
Bien que le service soit gratuit et performant, il faut reconnaitre que l'institution souffre d'un manque de visibilité, et une grande partie de la population sénégalaise ignore encore son existence. Pourtant, son utilité publique est bien réelle. Ainsi, par exemple, pour le seul exercice 2024, l'OQSF a enregistré 379 dossiers litigieux, dont la majeure partie a trouvé une issue concrète et satisfaisante pour les usagers.
En tout état de cause, créé par le décret n°2009-95 du 6 février 2009 et complété par l’arrêté n°02256 du 2 mars 2009, l’OQSF est placé sous l’autorité du ministère des Finances et du Budget, cette instance bénéficie d’un appui technique de la Banque Centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO). Sa mission principale consiste à assister les citoyens et les petites entreprises dans la résolution de leurs litiges avec les institutions financières ou les compagnies d’assurances. Rappelons le, le Sénégal, s’est historiquement imposé comme précurseur en étant le premier pays Ouest africain à mettre en place un observatoire de qualité des services financiers au sein de l’UMOA.