BVMAC | ADC : Aéroports du Cameroun SA considérée comme prête à l'introduction en Bourse avec l'aide de NYA AND CO, DELOITTE et EMERALD SECURITIES


Par la Rédaction |


Un atelier d'évaluation et de restitution s'est tenu le mercredi 24 juin 2026 à Kribi, réunissant les membres du Conseil d'administration, les représentants de l'Assemblée générale, les équipes de la BVMAC ainsi que les sociétés de bourse engagées dans l'accompagnement d'Aéroports Du Cameroun (ADC SA) dans son processus d'introduction en Bourse. Cette rencontre a permis de faire le point sur l'avancement des travaux et de valider les étapes franchies, alors que la société se prépare à une cotation en classe premium sur le marché financier régional.

L'atelier de Kribi a été marqué par la présentation détaillée du processus d'introduction en Bourse effectuée par Patrick MBARGA, Chef de la Division du Contrôle de Gestion d'ADC SA. Cette intervention a été suivie d'une évaluation de l'état d'avancement des travaux réalisée conjointement par les cabinets Deloitte & Touche, NYA & CO, et SDB EMERALD Securities Services Bourse S.A., qui ont apporté leur expertise dans le cadre de l'accompagnement de la société. La première vague de cette évaluation s'est achevée par l'intervention du Directeur Général de la Bourse des Valeurs et Immobilières d'Afrique Centrale (BVMAC), lequel s'est déclaré satisfait de l'état d'avancement du processus. Selon lui, à ce stade, ADC SA peut être considérée comme déjà prête à être introduite en Bourse, et ce en classe premium, ce qui constitue une reconnaissance de la qualité de sa gouvernance et de ses performances financières.

Les interventions institutionnelles ont ensuite pris le relais, précisément celles du ministère des Transports et du ministère des Finances. Pour la tutelle technique, le ministère des Transports, dont la voix a été portée par Madame SAMNICK, a rassuré l'auditoire sur la volonté affichée de l'administration d'accompagner ADC SA vers la réussite de ce processus. De son côté, Monsieur HAYATOU du ministère des Finances, responsable du Suivi du processus d'introduction en Bourse, a estimé que ADC SA est sur la bonne voie et pourrait, pourquoi pas, être la première des quatre sociétés publiques en lice à être introduite en Bourse. Ces déclarations confortent le Conseil d'administration et la Direction Générale d'ADC SA dans leurs démarches conjointes et les inscrivent dans une dynamique d'accélération de la procédure.

 

UNE VOLONTÉ POLITIQUE AU SERVICE DU MARCHÉ FINANCIER RÉGIONAL

Il convient de rappeler que la décision du gouvernement de promouvoir l'introduction de certaines de ses entreprises à la BVMAC s'inscrit dans une volonté politique de dynamiser les marchés financiers de la CEMAC et de procéder à la cession d'une partie des actifs des entreprises publiques. Pour ce faire, ADC SA a déjà franchi plusieurs phases opérationnelles déterminantes. La première a consisté en un diagnostic approfondi, matérialisé par la réalisation d'une évaluation complète de la conformité de l'entreprise aux exigences de la COSUMAF et de la BVMAC, afin d'adapter sa gouvernance, ses finances et ses infrastructures aux standards du marché financier régional. La seconde phase a porté sur l'accompagnement financier, à travers le recrutement d'un pool d'experts et de banques d'affaires agréés, chargés de conseiller la société dans les étapes clés de l'opération. Enfin, la structuration juridique et technique a été menée par la répartition des tâches entre les différents acteurs pour préparer les documents officiels et le prospectus d'émission, qui constituent des prérequis indispensables à toute introduction en Bourse.

Il ne reste plus désormais que la cotation officielle, c'est-à-dire l'introduction sur le marché sous-régional permettant l'ouverture du capital (cession de parts de l'État) au grand public et aux investisseurs institutionnels. Pour y parvenir, des mesures d'accélération sont d'ores et déjà évoquées en vue d'atteindre dans les délais les objectifs fixés par le top management de l’entreprise, et réitérés aussi bien par les cabinets que par les institutionnels.