MADAGASCAR :  La CIMA a partagé son expertise au séminaire du Groupe des Contrôleurs d’Assurance Francophones (GCAF)


Par Jesus POUTH |


Du 27 au 30 janvier 2026, la Conférence Interafricaine des Marchés d’Assurances (CIMA) a pris une part active au séminaire de partage d’expériences du Groupe des Contrôleurs d’Assurance Francophones (GCAF), à Nosy Be (Madagascar). Une occasion pour l’institution de présenter son rôle moteur dans l’harmonisation de la régulation et la protection des assurés en Afrique.

La Conférence Interafricaine des Marchés d’Assurances (CIMA) a marqué de son empreinte le séminaire du Groupe des Contrôleurs d’Assurance Francophones (GCAF) , qui s’est tenu du 27 au 30 janvier 2026 à Nosy Be, à Madagascar. Placée sous la présidence du Gouverneur de la Banque Centrale de Madagascar (BFM), Aivo Handriatiana Andrianarivelo, cette rencontre a réuni les principales autorités de régulation des marchés d’assurance de l’espace francophone.

UNE DÉLÉGATION DE HAUT NIVEAU POUR PORTER LA VOIX DE LA CIMA

Conduite par son Secrétaire Général, Blaise Abel Ezo’o Engolo, la délégation de la CIMA a apporté une contribution substantielle aux travaux, illustrant le rôle central de l’institution dans la convergence des pratiques de supervision et la stabilité du secteur assurantiel en Afrique.

L’expertise de la CIMA a été déclinée autour de trois thématiques majeures, essentielles pour la solidité et la transparence des marchés d’assurance : protection des assurés et pratiques commerciales. Le Secrétaire Général, Blaise Abel Ezo’o Engolo, a exposé les mécanismes mis en œuvre par la CIMA pour garantir la transparence et l’éthique dans les relations entre assureurs et clients. Un enjeu fondamental pour renforcer la confiance des populations dans le secteur. Ensuite, le cadre de contrôle de la réassurance. Issa Adam, Commissaire Contrôleur Général et Chef de Brigade, a détaillé la réglementation et les dispositifs de contrôle rigoureux instaurés par la CIMA pour encadrer les activités de réassurance, garantissant ainsi la solidité financière des opérateurs.

A cela s’ajoutent, des accords de coopération et collèges de contrôleurs. En s’appuyant sur l’exemple concret du groupe Sanlam, M. Martial Koffi Odjé, Commissaire Contrôleur en Chef, a démontré l’importance de la coopération bilatérale pour la surveillance des groupes transfrontaliers, un défi majeur dans un marché de plus en plus intégré.

UNE PLATEFORME DE COOPÉRATION INTERNATIONALE DE PREMIER PLAN

Ce séminaire de haut niveau a rassemblé une diversité d’autorités de régulation de renom, venues d’Europe ( ACPR (France), FINMA (Suisse), BNB (Belgique)) et d’Afrique (ACAPS (Maroc), ARCA (République Démocratique du Congo) ainsi que les Directions nationales des Assurances (DNA) du Sénégal, de la Côte d’Ivoire, du Togo, et des délégations du Burundi et de l’Association Interafricaine des Marchés d’Assurances (AICA).

Ce séminaire de Nosy Be réaffirme la volonté des régulateurs francophones de converger vers des standards de supervision de classe mondiale, au bénéfice de la protection des assurés et de la stabilité financière des marchés. En partageant son expertise et en participant activement aux travaux du GCAF, la CIMA confirme son leadership dans la construction d’un espace assurantiel intégré, transparent et résilient en Afrique.