Au cours de cette session, le Comité a procédé à l’examen approfondi de la mise en œuvre des résolutions et décisions antérieures, ainsi que des recommandations de la Conférence des Chefs d’État de la CEMAC relatives à la Banque des États de l’Afrique Centrale (BEAC). Il a également pris connaissance de la conjoncture économique régionale et des perspectives à court et moyen termes, de même que des évolutions récentes de la coopération entre les États membres de la CEMAC et le Fonds Monétaire International (FMI).
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INSCRIPTION A CE SÉMINAIRE HAUT NIVEAU SUR L'ACTUALISATION DE LA CONNAISSANCE DE LA RÉGLEMENTATION DU MARCHÉ FINANCIER CEMAC : REMPLIR ICI : https://forms.gle/RU7FABunH1cAyM736
Principales décisions et adoption
Le Comité Ministériel a adopté trois textes majeurs :
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La politique de monétisation de l’or dans la CEMAC, visant à optimiser la valorisation des ressources aurifères de la sous-région ;
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Le Règlement portant création, organisation et fonctionnement de la Centrale des Risques Bancaires de la CEMAC, destiné à renforcer la stabilité du système financier ;
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Le Règlement portant homologation des normes du QR Code, de la Lettre de Change Automatisée et du prélèvement automatique dans la CEMAC, marquant une avancée significative dans la modernisation des moyens de paiement.
Dans le détail, la politique de monétisation de l’or dans la CEMAC passe pour être une réforme stratégique en vue de transformer les ressources naturelles de la sous-région en un levier direct de stabilité monétaire. Et ce en permettant par exemple à la Banque des États de l’Afrique Centrale (BEAC) d’acheter la production locale pour la convertir en or monétaire, l’initiative renforcerait alors les réserves de change et réduirait la dépendance historique de la zone aux devises étrangères. En fait, cette thésaurisation consolidera la garantie du Franc CFA (XAF) face aux chocs extérieurs tout en structurant la filière aurifère. En tout état de cause, l’objectif est final reviendra à inciter à la formalisation de l’extraction de l'or dans les pays producteur, qu'elle soit artisanale ou industrielle, afin de limiter les flux illicites et d'assurer que la valeur ajoutée profite pleinement aux économies locales.
Pour ce qui est de l'avènement d'un cadre juridique de la Centrale des Risques Bancaires (CRB) en zone CEMAC, le règlement portant création de la Centrale des Risques Bancaires va s'imposer comme un outil de supervision utile pour harmoniser la gestion du risque de crédit. En clair, en centralisant les données relatives à l’endettement des agents économiques, cet organisme réduira normalement l’asymétrie d’information et permettra aux établissements de crédit d'évaluer avec une précision accrue la solvabilité de leurs clients. Mais, encore, cette transparence, à côté de la mise à l'index, est utile pour prévenir le surendettement des emprunteurs "multi-bancarisés", limitant ainsi l’apparition de créances douteuses. Enfin, en dotant la COBAC d’un dispositif de monitoring en temps réel, la CRB renforce la stabilité systémique et la résilience globale du secteur financier face aux risques de défaut.
Autres mesures institutionnelles
Par ailleurs, le Comité a procédé au remplacement d’un membre délibérant du Comité de Politique Monétaire (CPM) ainsi qu’à la nomination des membres du Collège de la Commission de Surveillance du Marché de l’Afrique Centrale (COSUMAF). Enfin, le Comité Ministériel a ratifié les comptes de la Banque des États de l’Afrique Centrale (BEAC) au titre de l’exercice 2025 et décidé de l’affectation du résultat net bénéficiaire.