CAMEROUN: Un atelier national sur le financement participatif le 20 février

Cette rencontre qui vise la mise en place d’une politique nationale du crowdfunding au Cameroun se tient le 20 février 2020 au Sawa Hotel de Douala. La cérémonie sera présidée par Louis Paul Motaze, ministre des Finances.

Crowdfunding: un financement participatif au service des Petites et moyennes Entreprises (PME)“, tel est le thème choisi par le ministère en charge des finances pour l’atelier national de crowdfunding.  Selon les organisateurs, il est question à travers cette rencontre de s’approprier le niveau d’opérationnalité des plateformes de crowdfunding existantes au Cameroun. Par ailleurs, le dessein est aussi de recueillir les retours d’expérience des startups et des entreprises qui ont eu à lever des fonds à travers les plateformes et de dresser une cartographie des défis et des opportunités. Ces derniers auront notamment l’occasion d’exposer sur les difficultés qui émaillent le chemin du financement participatif en contexte camerounais.

Réglementation ?

L’une des préoccupations les plus importantes au cours de cet atelier réside sans doute sur la réflexion consacrée à l’encadrement juridique des activités de levées de fonds par la foule. Aussi, parmi les axes sur lesquels vont porter les échanges, le ministère des finances envisage que soient examinées les “sûretés encadrant les investissements faits à travers les plateformes de crowdfunding“. Pourtant, on en attend davantage tant ce mode de financement se démocratise. 

Une inquiétude devrait tout de même guider les travaux de Douala dans la mesure où, le Cameroun entreprend d’élaborer une politique national alors que dans le même moment, la CEMAC ( Communauté Economique et Monétaire d’Afrique Centrale dont le Cameroun est membre) prépare une vision communautaire en la matière. Il est opportun que ces travaux s’inscrivent dans une logique d’harmonisation. 

Au demeurant notons que, des startupers tels que Arthur Zang ( promoteur de Cardiopad) et Willians Elong ( Promoteur de Algo Drone) seront présents. Il en est de même pour quelques promoteurs de plateformes de crowdfunding, à l’instar de Gilbert Ewemeh ( Startupnkap), Achille Ngassam (Jaama funding) ou encore Olivier Madiba  (Kiroo Rebuntu).

Rappelons qu’il existe déjà d’autres plateformes de crowdfunding au Cameroun, même si elles connaissent diverses fortunes. Tel est le cas de guanxi-invest, iwakap, faroty ou encore speechinvestment. Il serait légitime d’entrevoir la création d’une association professionnelle des plateformes de crowdfunding au Cameroun. 

Lire sur ce sujet |LE FINANCEMENT PARTICIPATIF DANS L’ESPACE CEMAC : Lecture de droit comparé sur l’encadrement juridique du Crowdfunding

Rappelons que le Crowdfunding est un terme anglais qui signifie littéralement « financement par la foule ». Pour reprendre la définition retenue par le Ministère des finances, le financement participatif ou crowdfunding est un mécanisme de financement permettant de collecter les fonds nécessaires à la réalisation de projets auprès des internautes, par le biais de plateformes dédiées offrant une visibilité aux différents projets des entreprises, particuliers, associations et collectivités localesPar ailleurs, il existe trois principaux types de crowdfunding :

  • le don avec ou sans contrepartie : l’internaute apporte un soutien financier au projet sans aucune contrepartie;
  • le prêt rémunéré ou non rémunéré : l’internaute accorde un prêt avec ou sans intérêt à un individu ou à une organisation (sans passer par une banque) ;
  • l’investissement en capital (crowdequity) : La collecte de fonds se fait sous la forme de souscription d’actions ordinaires ou d’obligations.

Pour l’atelier : www.atelier-crowdfunding-minfi.com 

Willy ZOGO 

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Une pensée sur “CAMEROUN: Un atelier national sur le financement participatif le 20 février

  • 14 février 2020 à 10 h 04 min
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    Au rythme actuel de croissance du crowdfunding, si le Cameroun se dotait d’un cadre règlementaire propice a son développement , Son potentiel pourrait atteindre sa vitesse de croisière en 2020 eu égards aux besoin d’investissements des StartUps. Le Cameroun a donc besoin de se doter de ses propres plateformes de crowdfunding qui pourront assurer une proximité avec les porteurs de
    projets et faire le lien avec les personnes à même de les financer et cela ne pourra réussir que par la mise en place d’un cadre législatif consensuel, d’un personnel apte a comprendre l’importance et les dynamiques des banques virtuelles, de protéger a la fois les investisseurs et les porteurs de projets des malhonnêtes détenteurs de plateforme de financement participatif. Dans le cadre de la décentralisation , les collectivités locales seront confrontées à la nécessité de trouver des financements complémentaires à leurs projets de développement locaux ainsi qu’au défi de chercher l’acceptation de ces projets par les citoyens concernés, et donc ce type de financement s’ouvre a eux comme étant un palliatif mieux une solution envisageable pour la mise en oeuvre des projets.
    En associant les nouvelles pratiques du numérique et les pratiques solidaires, la mise sur pieds d’un cadre réglementaire sur crowdfunding permettra de répondre à la volonté de la diaspora
    de se mobiliser davantage pour participer au développement de son pays d’origine, de canaliser l’épargne de la diaspora vers des projets d’investissement dans l’économie productive. Il était temps qu’une telle initiative soit prise.

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