INTERVIEW / Ghislain KUITCHOUA : “Douala Legal Tech forum 2019 aura beaucoup plus d’acteurs et de nouveaux partenaires”

Coorganisateur du tout premier Forum de Douala sur la Legal Tech, le fondateur de la plateforme Tribunejustice, Ghislain Kuitchoua, dresse le bilan. En admettant les appréhensions des juristes camerounais face à la fécondation du droit par le numérique, le partenaire de Legal Tech Africa, cofondé par Gibran Freitas, l’autre co-organisateur, promet une édition 2019 plus importante encore …

 

DMF: Bonjour, M. KUITCHOUA, c’est quoi le Douala Legal Tech Forum ?

Le Douala Legal Tech est un forum au cours duquel sont organisés en 48 heures 3 événements, notamment des conférences sur des thèmes portant sur le droit et le numérique, un Hackathon qui est une compétition récompensant des projets Legal Tech Innovants. Et aussi des ateliers ou expositions des services innovants dans le monde du droit.

DMF: Quel a été le motif qui vous a poussé à initier cette rencontre ?

Pour cette rencontre inédite en Afrique subsaharienne, il était question de créer un écosystème dans lequel des nouvelles intelligences africaines vont émerger. Nous avons voulu rassembler les acteurs de la Legal Tech de demain et enfin vulgariser le numérique et le droit chez les professionnels, étudiants et investisseurs afin de créer un véritable marché du droit.

DMF: Quels étaient les objectifs fixés par le Douala Legal Tech Forum ?

Notre principal challenge pour cette première édition était de sensibiliser le public sur la Legal Tech, d’affirmer qu’il y’a un véritable écosystème qui se crée et de montrer qu’il existe des opportunités offertes par les nouvelles technologies dans le monde du droit en Afrique.

DMF : Quel bilan en dressez-vous a posteriori, diriez-vous que les objectifs ont été atteints?

Sans vouloir être perfectionniste, le bilan est assez positif, plusieurs professions se sont déplacées, avocats, experts comptables, fiscalistes, juristes d’entreprises, conseillers de la Chambre de commerce et de l’industrie. Des partenaires de taille nous ont accompagné à savoir Microsoft, Ernst & Young, le Cabinet Sire Ohada, l’incubateur Activspaces et bien d’autres. Le public était au rendez-vous et des échanges de cartes de visites se sont multipliées.

Une attitude du Douala Legal Tech forum 2018  / Crédit : flickr.com/photos/legaltechafrica

Pour ce qui est des objectifs, je dirais que c’est à la deuxième édition qu’on pourra vraiment dire que les résultats sont tous atteints. Cependant, en tant que coorganisateur, je suis très satisfait des premiers résultats de ce forum.

DMF: Parlez-nous du Hackathon organisé dans la foulée, quel bilan en dressez vous? Qui a remporté quoi ? Quels projets se sont-ils démarqués ?

Le Hackathon est une compétition au cours de laquelle des informaticiens et codeurs aidés de juristes préparent un projet innovant de solutions numériques aux problématiques juridiques ou judiciaires. Au cours du Douala Legal Tech Forum,  4 projets ont été présentés et c’est le projet le mieux structuré et plus innovant qui a retenu l’attention du jury. Le prix remporté était une accélération offerte par les partenaires et également un sélection pour la participation au Swiss Legal Tech Hackathon. Pour rappel, L’objectif du Hackathon est de créer des start up Legal Tech.

Les co-organisateurs / Crédit : flickr.com/photos/legaltechafrica

DMF: Avez-vous réellement ressentis l’engouement des juristes (avocats, magistrats, étudiants en droit) camerounais ?

Tout ce qui est nouveau fait peur, dans le cas de la Legal Tech, les professionnels était très curieux de savoir si par la Legal Tech la machine remplacera l’homme. Ce qui est vrai c’est que, la machine assistera beaucoup mieux l’homme dans ses tâches quotidiennes avec une précision chirurgicale. Cela lui laisse le temps de se concentrer sur les taches plus complexes comme l’expliquait l’expert M. Thomas Saint Aubain. En fait, l’engouement était perceptible chez les plus avertis. Cependant, la sensibilisation et les offres Legal Tech doivent se faire continuellement comme on le voit dans le domaine des Fin Tech. Ce qui me rassure c’est que, les pouvoirs publics sont de plus en plus conscients que la legal Tech est une réalité car les magistrats sont confrontés aux problématiques du numérique maintenant quasi quotidiennement.

DMF: Quelle est la suite de vos activités ?

Le développement de Tribunejustice qui est une plateforme importante d’information juridique et de mise en relation en Afrique et à l’étranger. Ensuite, je pense que Legal Tech Africa et Tribune Justice organiseront le Douala Legal Tech forum 2019 avec beaucoup plus d’acteurs et de nouveaux partenaires sérieux et concernés par la Legal Tech en Afrique. Je me réjouis du fait que de nouveaux partenaires se sont déjà manifestés.

Propos recueillis par Willy Stéphane ZOGO

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